Pas si impuissants que ça…

Au lendemain des attentats, comme vous j’étais sidérée et bien incapable de m’exprimer. Que dire face à tant d’inhumanité ? Que faire pour se protéger et offrir un monde serein à nos enfants ? Que leur dire justement ? J’étais en plein désarroi. Voici après quelques jours, ce que j’avais envie de partager avec vous…

Hommage devant le café « La belle Equipe », rue de Charonne Paris 11, dimanche 15/11/15

Se faire confiance malgré nos différences

C’est Raphaël Glucksmann, écrivain philosophe qui m’a aidé à y voir plus clair et à sortir de l’état de sidération. Sa vision très posée des événements et son analyse m’a permis d’y voir plus clair. Invité samedi soir à la télé il a expliqué qu’il y avait une chose qu’on pouvait faire à notre échelle de simple citoyen : rester uni, ne pas juger l’autre sur ses origines, sa foi ou sa couleur de peau. « On ne peut pas s’adonner à notre phobie, sinon on termine le travail de Daech. » a-t- il déclaré. Sa théorie est que si nous nous méfions de tout le monde, si la confiance sociale se fissure, alors nous créerons un cercle vicieux qui contribuera à alimenter les rangs des terroristes (L’explication de Klaire est très claire ici). A nous de ne pas alimenter la rancoeur, la haine, la colère et au contraire de continuer à sourire aux autres et de s’ouvrir à d’autres cultures que la nôtre. Cela doit être notre combat. Si nous y arrivons, personne ne sentira alors isolé et en position de recrue idéale pour ces terroristes.

Cultivons notre vivre ensemble

Comme l’a attestée notre magnifique fête des Systèmes Days il y a quelques jours, notre quartier regorge d’habitants qui prennent plein d’initiatives pour créer du lien entre les gens. La paix repose plus que jamais sur la cohésion sociale. Plus que jamais, il faut soutenir les conseils de quartier, adhérer aux associations locales, faire la fête des voisins, se retrouver pour partager une passion, un film ou faire du sport ensemble. Cultivons aussi la laïcité, et voyons le comme un espace de rencontre entre communautés. Ou, autre idée, si les rabbins invitaient les non-juifs à fêter Hanoucca bientôt ? Si les frontières entre communautés devenaient poreuses grâce à des initiatives croisées ?

Nos enfants qui vont à l’école publique ont la chance de côtoyer tous les jours des camarades issus de milieux différents du leur. Apprenons leur la confiance avant la défiance.

Bref, continuons à vivre. Mais pas reclus chez soi à avoir peur. Vivons ensemble et partageons les richesses de chacun, pour que nos enfants puissent grandir un jour en paix.

Hommage aux victimes de "La Belle équipe"

Hommage aux victimes de « La Belle équipe » le 15/11/15

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Elles sont allumées chaque soir par mes filles.

Ces bougies sont allumées chaque soir par mes filles.

Catégories : Divers, Vie de quartier

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